Ce week-end, nous avons eu l’occasion de faire un tour au salon Virtuality, le premier salon en France dédié à la réalité virtuelle. On peut dire que les choses ont été imaginées en grand, quoi de mieux que le Cent-Quatre à Paris pour accueillir ce genre d’événement ?

Le salon s’est donc déroulé du 24 au 26 février 2017 avec plus de 110 stands répartis sur deux niveaux. Il concerne tous les secteurs de la VR sous différentes formes: casques, mais aussi systèmes audio, consoles, caméras 360… Virtuality nous plonge dans ce monde avec une vision à 360° de l’ensemble de ces technologies.

Séduit par le concept, le rendez-vous était pris le samedi 25 février. Arrivés sur place, notre première impression est d’entrer dans un salon tourné sur le networking, avec des stands conventionnels et quelques écrans pour présenter les concepts. Mais une fois que l’on s’engouffre dans les allées, des stands plus conséquents apparaîssent. Notamment le très attendu MK2 VR, un espace dédié à la réalité virtuelle se trouvant au dessus de la Bibliothèque Nationale. On y retrouve une partie réservée à la PlayStation VR et à la simulation de vol Birdly (l’outil de communication du salon sur les réseaux sociaux)..

Bien sûr, il était impossible d’y accéder sans faire au moins une heure de queue, mais la machine paraît plutôt bien conçue. L’expérience semble ravir le public, rien d’étonnant quand on voit le niveau des graphismes et la qualité des expériences qui ont clairement gagné en qualité en peu de temps. C’est donc pour cela que les simulations de vol et de sensations fortes sont les stars du salon.

Pour continuer notre quête d’adrénaline, on choisit un peu plus loin un simulateur de sport automobile, Nightshift. Le décor semble complet pour une expérience dite « multisensorielle » : des sièges de racing, des ventilateurs pour l’impression de vitesse, une structure mobile et bien sûr les lunettes VR. Après quatre minutes de run, on peut dire que le pari est tenu et les sensations au rendez-vous. On a l’impression d’y être avec une capture d’image très soignée.

Sortis de notre expérience de pilote en herbe, nous parcourons les stands moins « tape-à-l’oeil » pour finalement découvrir des technologies intéressantes.

Brièvement

Tilt Brush, une application de peinture dites artistique développé par Google. C’est un jeu à la première personne de création d’œuvre dans un volume en 3D en réalité virtuelle.

Baskhead, permet de jouez au basket comme jamais auparavant. Cette fois vous ne jouerez pas le joueur, ni la balle. Non les balles volent vers votre tête et votre objectif est de les rattraper. Le principe est amusant, malgré encore quelques défaut graphiques.

ARTE VR 360 est une application de réalité virtuelle pour Cardboard et casque VR mobiles sous Android et IOS. Il s’agit d’un portail de vidéos 360 très qualitatif autant sur le plan artistique que visuelle. L’application propose encore peu de contenu, mais l’application n’en est qu’à ses débuts, des débuts cependant prometteur. Disponible prochainement dans nos #appwwweek

Excalibur VR à été conçu par Smart VR Studio qui compte déjà de nombreux projets à succès tels que l’expérience The Walk, où vous devez vaincre votre peur du vide. Excalibur nous permet de devenir un chevalier l’épée à la main et d’abréger les souffrances d’un dragon à la manière d’une scène de Skyrim!

Fireman conçu par le studio de création Jungle VR pour les formations de sapeurs pompiers de Paris, permet de simuler un incendie dans un immeuble d’une centaine de mètres de hauteur.

Diesel Simulation conçu par Back Light, où il faut avancer sur une corniche au-dessus du vide pour saisir le parfum rappelant un univers proche de Mirror’s Edge

Fireman Jungle VR
Diesel Simulation Back Light,

Malheureusement, nous n’avons pas pu tout tester, mais nous vous renvoyons sur le site de l’événement pour découvrir l’ensemble des exposants.

En conclusion, l’expérience de ce premier salon dédié à la VR est un pari réussi, et me conforte dans l’idée que ce domaine est intéressant et ne doit pas être considéré comme un gadget immersif ou restreint au simple domaine du divertissement. Les possibilités sont vastes et conduisent la simulation aux frontières du réel.

En quelques points

Le positif:

  • ne pas être obligé de prendre un billet d’avion direction Tokyo ou Las Vegas pour participer à ce genre de salon
  • le prix de l’entré abordable (15e la journée)
  • la multitude d’expériences
  • la présence de grosses marques (PlayStation, Microsoft, HTC, Samsung…)
  • mais aussi la présence de petite start-up ou studio très innovants.

Le négatif:

  • le lieu n’était pas utilisé à 100% 
  • trop d’attente (pallié par un système de réservation sur tous les stands par ex)
  • un ou deux food-trucks en plus seraient les bienvenus!

Merci Virtuality, à l’année prochaine !